28 mars 2009

[Littérature] Concours!

Étant piètre lecteur sinon qu'en fait je ne lis jamais mais alors jamais, je me disais que titiller une fois n'est pas coutume votre plume pouvait en motiver certain(e)s !

Je vous propose donc un concours d'exercice de style où le but du jeu serait d'écrire un poème ou une prose avec les règles suivantes:

- Tout vers ou toute ligne doit comporter une même syllabe.
- Que cette syllabe soit remplacée par un mot ou ce que vous voulez genre une onomatopée.

Exemple avec un Oups! en place de la syllabe ou du mot "cul":

J'aime quand au crépusOups !e
De mes mains sOups !pter ton corps,
Dessiner en majusOups !e
Une RedonOups !e en décors.

D'un profond désir Oups !tiver
Chacune des partiOups !es,
Erogènes et immaOups !ées,
De baisers de ton HerOups !e.

Et puis métiOups !eusement
De ta Oups !lotte avec mes dents
Dévoiler ce si joli Oups !,
PartiOups !ièrement menu.

Dévoilant ce pédonOups !e,
Si sensible et si sucOups !ent,
Ma langue va et reOups !e,
Sur ce corpusOups !e le massant,
Sans calOups ! elle te fait frémir.
AcOups !é de tant de plaisir,
Ton doux fessier gestiOups !e
Suppliant mes testiOups !es.

Te Oups !minant avec douceur,
D'un mouvement séOups !aire,
Tu artiOups !es des "mon coeur",
Puis j'éjaOups !e et tu me sers.

=====

Oui c'est de DJ mais c'est juste un exemple heing ^^ (taxez moi de gros reloud à votre guise si cela vous chante ^^). Néanmoins! C'est pas moins de 1500 crédits que j'offrirais pour la meilleure contribution originale et personnelle! Altariel et moi-même en seront seul juge et les propositions se feront en MP chez elle ou chez moi à votre discrétion.

Vous avez donc deux semaines :)

:p

[Art] Les petits pois de Yayoi Kusama


Bonjour amis Zenistes,

C'est une artiste japonaise que je viens vous présenter aujourd'hui: Yayoi Kusama. Depuis près de quarante ans, l'artiste réitère ce motif : « Ma vie est un pois perdu parmi des milliers d'autres pois » affirme t-elle.

Yayoi Kusama est née en 1929 dans la province de Nagano au Japon.
Elle dit elle-même devoir son parcours artistique à une simple expérience vécue dans son enfance : tout commence alors par une vision hallucinatoire à l’âge de dix ans (selon la légende), le motif de pois d’une nappe est vu comme se répétant de manière infinie dans la pièce. Son univers sera dorénavant, et jusqu’à aujourd’hui, peuplé de ce motif de manière obsessive. Une obsession qu'elle nous fera partager à travers des oeuvres aux couleurs flashy et à l'ambiance délirante.

http://www.nasjonalmuseet.no/var/plain/storage/images-versioned/9150/1-nor-NO/kyss_froskenyayoi_kusamathh_280x1_imagelarge.jpg

Cette artiste s'exprime à travers diverses techniques: peinture, photo, film, mais elle est surtout connue pour ses installations.
Elle nous plonge dans un univers psychédélique, nous fait partager ses obsessions. On ne sort pas des ses expositions indemne! Partout, des pois décorent les murs, les plafonds et les objets sphériques qu'elle met en scène dans ses installations gigantesques.

Après avoir vécu à New York, elle décida de retourner au Japon où elle vit dans un hôpital psychiatrique depuis la fin des années 70. Yayoi Kusama est un personnage important dans le milieu de l'art avant gardiste et underground, et elle est également connue dans le domaine de la mode.

[Art] Artistes en herbe


Vous avez pu vous en rendre compte par vous-même, la Gazette traite
beaucoup de sujets artistiques ces derniers temps.
Que ce soit en littérature, en musique, en dessin, en photographie ou
dans d'autres domaines encore, l'art occupe une place prépondérantes dans nos chères ZENgnolles.
Aussi, pourquoi se limiter aux artistes consacrés et ne pas mettre également à l'honneur les artistes en herbe de notre secteur?

Dévorêve ouvre aujourd'hui la voie en nous faisant partager ses talents de dessinateur.




N'hésitez pas à partager vos impressions sur ce dessin sur la propa consacrée à la Gazette!
Que ressentez-vous en le contemplant?
Comment l'interprétez-vous?
A-t-il une symbolique à vos yeux?

Exprimez-vous!


P.S. Pour voir le dessin en plus grand, cliquez ici

[Cuisine] Spécialités bordelaises IV - Produits du terroir


Après les viandes, le sucré, les produits de la mer et des rivières, voici donc venu le temps de clôturer cette rubrique avec les produits de la terre !

Et commençons par LE CEPE DE BORDEAUX!

Parmi les champignons de la famille des bolets, seules 4 variétés peuvent prendre l’appellation de « cèpe » dont les deux plus fameuses et recherchées sont le cèpe de Bordeaux et le cèpe à tête noire. Ces cèpes sont d’ailleurs assez proches l’un de l’autre en beaucoup de points. En général, à l’exception notamment du bolet satan disgracieux, rouge et nauséabond, tous les bolets sont comestibles et facilement identifiables par la présence de tubes sous le chapeau en place des traditionnelles lamelles qu'ont la très grande majorité des autres champignons, ce que l’on appelle souvent la « mousse » du bolet. Ne pas confondre néanmoins les champignons polypores que l’on trouve accrochés aux troncs des arbres avec des bolets. Les bolets sont probablement les champignons parmi les plus reconnaissables et dont la cueillette présente le moins de risque possible (si tant est que l’on ne le mélange pas avec un bolet satan ni autre champignon toxique).





Le cèpe de Bordeaux (Boletus Edulis) est considéré comme un sinon le roi des champignons. Bien qu’ils puissent atteindre une taille imposante jusqu’à 25/30 cm de diamètre pour le chapeau, c’est bien quand ils sont jeunes et en « bouchon de champagne » qu’ils sont les meilleurs car non parasités et que les saveurs de sous-bois et de noisette sont concentrées, offrant aussi un croquant sans pareil.

On peut le trouver à la fin du printemps ou au début de l’été, mais c’est surtout à l’automne qu’il pointera le bout de son chapeau ^^

La meilleure façon de le cueillir est surtout de ne pas l’arracher tel quel du sol mais plutôt de couper son pied à la base à l’aide d’un couteau. Ainsi il sera plus facile à nettoyer d’une part mais surtout le fait de laisser la base du bulbe et le mycélium intact sera un gage de possible repousse ultérieure d’où les fameux « coins » à cèpes. Et malheur à vous si on vous prend en train de les arracher à la brutale, vous avez de grandes chances de vous faire rouspéter !

Quelques petits conseils de ma part :
- Evitez de les laisser dans un sac plastique mais préférez plutôt un panier.
- Aucun soucis pour les congeler, ils garderont toute leur saveur et leur croquant à condition néanmoins de veiller lors de la cuisson à bien enlever régulièrement le jus qui s’en échappe et que vous pouvez d’ailleurs utiliser comme excellent bouillon. Congelez-les déjà préparés et prêts à être saisis à la poile (donc nettoyés, queues et chapeaux séparés).
- Ne les nettoyez jamais sous l’eau mais enlevez juste les bouts d’herbes ou de terre en raclant avec la lame d’un couteau.
- Personnellement je les nettoie sur place dès que cueille.
- Et pour les cuisiner, je les saisis dans un peu d’huile puis rajoute de l’ail coupé menu, puis le sel et le poivre et juste après les avoir sorti du feu, je rajoute du persil fraîchement haché.

Et avec une bonne entrecôte bordelaise et de l'échalote, y'a pas à dire, rien que d’écrire j’en ai l’eau à la bouche !

L’ASPERGE DES SABLES DES LANDES

Cette variété d’asperge, la plus précoce, est la seule à bénéficier d'une IGP (Indication Géographique Protégée) et donc la seule soumise à un cahier des charges rigoureux.
Bourrée de vitamines et de fibres, elle est très légère en calorie. Elle fait partie des variétés d’ asperge dites blanches. Extrêmement savoureuse et tendre, on commence à la trouver en cette période, c'est-à-dire dès le mois de mars, d’où sa précocité comme dit plus haut.



D’IGP, elle pousse donc dans une terre sablonneuse et régulièrement « buttée », c'est-à-dire que l’on rajoute systématiquement de la terre pour la laisser hors de la lumière à l’inverse des asperges vertes ou violettes ou sauvages. On la trouve donc au sud du département de la Gironde ainsi que principalement dans le département frontalier des Landes.


LES VINS DE BORDEAUX

Nous parlions de cèpes ? Alors venons-en aux ceps de vigne !
Comment effectivement ne pas conclure ce volet culinaire de la région bordelaise sans parler de son vignoble !!!

Car oui, quand on parle de Bordeaux, et ce de part le monde, c’est avant tout pour son vignoble que Bordeaux fait « tilt » dans l’esprit des gens.



La région bordelaise dispose effectivement de la plus grande superficie de vignobles au monde.
Avec plus de 100 000 hectares de vignes, c’est près de 60 AOC (Appelation d’Origine Controlée) et plus de 3000 « châteaux » que la région compte.

On y trouve les principaux cépages, du merlot au sauvignon, du malbec au cabernet et en passant par d’autres. Rouges, Rosés, Clairets, Blancs Secs ou Liquoreux, si je vous dis : Saint-Emilion, Pauillac, Saint-Estèphe, Margaux, Fronsac, Pomerol, Médoc, Côte de Blaye, Sauternes, Sainte Croix du Mont, Loupiac, Listrac, Pessac Léognan, Entre-deux-Mers… je dois bien en oublier les deux tiers !!!!

Oui Bordeaux est avant tout LA région du vin !


Je fus très heureux de vous avoir présenté les spécialités culinaires de ma petite région bordelaise !

Et si je devais conclure, ce serait sur une idée de menu toute personnelle !

- Assiette d’huîtres Arcachonnaises et sa vinaigrette à l’échalote balsamique.
- Pointes d’asperges des sables sur ses canapés au caviar de Gironde
- Entrecôte bordelaise et sa confiture d’échalote assortie de sa garniture de cèpes de bordeaux à l’ail de Garonne.
- Cannelés de Bordeaux sur lit de sauce anglaise agrémentés de Bouchons de bordeaux, sarments du Médoc et macarons de Saint-Emilion.

Pour les vins :

- Blanc sec Entre-Deux-Mer Château Grand-Bireau
- Rosé Clairet Château de Lisennes
- Rouge Margaux Château Bel Air marquis d’Aligre
- Blanc liquoreux Sauternes Château d’Yquem

Au plaisir et bon appétit !!!

Et vous trouverez les précédents volets des spécialités culinaires Bordelaises ici:
- Volet 1, les Viandes
- Volet 2, le sucré
- Volet 3, les produits de la mer et des rivières

14 mars 2009

L'édito d'Altariel


Bien le bonjour chers ZENiens!

Cette Gazette, la première du mois de mars, paraît sous le signe de la nouveauté!
En effet, vous n'êtes pas sans avoir remarqué que de nombreux changements sont survenus sur ZEN ces dernières semaines. Evamoon, Maryama et moi-même avons rendu notre tablier, de même que Pelisse, dont le mandat touchait à sa fin. Je voudrais d'ailleurs qu'on les applaudisse bien fort de derrière nos écrans pour le travail et le dévouement dont elles ont fait preuve pour diriger d'une main de fer notre secteur. La tâche incombe maintenant à JekanP de maintenir cela à flot en attendant la relève. Il peut d'ores et déjà, j'en suis sûre, compter sur notre plein et entier soutien.

Bref, les choses changent mais la Gazette, elle, reste fidèle à elle-même avec ses habituelles rubriques, ses découvertes et ses articles concoctés avec amour par vous-mêmes, ZENiens et ZENiennes! Les semaines passant actuellement à une vitesse folle, je vous dis à très bientôt et vous laisse, une fois de plus, à vos ZENgnolles!

D'ici là, n'oubliez pas de désigner celui ou celle qui, selon vous, sera le/la plus apte à succéder à Pelisse à la tête de notre secteur!

Bonne lecture,

Altariel

Le ZENien de la semaine : Lughy


Comment te sens-tu en ce moment ?
En ce moment, je suis assez en manque d’énergie : le boulot, la météo...tout y est un peu pour quelque chose. Mais comme je le dis souvent, on se dirige maintenant vers le bon côté de l’année donc les choses n’iront qu’en s’améliorant.

As-tu un coup de cœur à nous faire partager en ce moment ?
Non, j’ai beau réfléchir je ne vois pas. Alors je crois que je vais dédier mon coup de cœur au secteur ZEN et à ses citoyens qui m’ont vraiment bien accueillie à mon arrivée.

Pareillement, as-tu un coup de gueule à faire passer ?
Mon coup de gueule sera destiné à l’hiver. Cette année l’hiver est beaucoup trop long. Je travaille en altitude (à 1500 m) et je suis dans la neige depuis maintenant 5 mois. J’attends avec impatience le printemps, le soleil et le retour du chant des oiseaux au lever du lit.
Pourquoi avoir choisi le secteur ZEN ?
J’étais passée déjà plusieurs fois sur le secteur ZEN lors de petites promenades dans le Complexe et, à chaque fois, ce secteur m’avait plu. Les choses ont maintenant beaucoup changé sur mon ancien secteur, il me fallait donc trouver un nouvel endroit pour poser les valises et ZEN remplissait cette fonction à merveille.
Est-ce que celui-ci correspond à tes attentes ?
Totalement ! Je trouve enfin un secteur où l’on peut parler de sujets sérieux, de sujets qui nous touchent vraiment ou encore de sujets qui amènent à une vraie réflexion. Je trouve que ZEN est un lieu de partage qui nous apporte bien plus que beaucoup d’autres secteurs qui ne publient que des articles totalement futiles.

Si tu devais y voir un changement, quel serait-il ?
Je ne vois rien à changer pour l’instant. Je ne suis aussi sur le secteur que depuis quelques semaines, donc je pense avoir encore des choses à découvrir avant de pouvoir émettre une critique censée.

Si tu avais le choix entre les différentes couleurs hiérarchiques de ZEN, laquelle choisirais-tu et pourquoi ?
En fait le jaune me va très bien. De plus, je n’aurais pas assez de temps à ma disposition pour l’instant pour assurer les tâches incombant à des couleurs supérieures.
Peux-tu te définir en quelques mots ?
Sensible (énormément), à l’écoute, généreuse (un peu trop parfois), autoritaire (quand il le faut) et souvent révoltée…
Voici un petit portrait chinois, à toi de le compléter :
- Si j'étais un fruit : une fraise (du jardin de ma maman pour être précise)
- Un mot : liberté
- Une couleur : vert (couleur de l’espoir)
- Un animal : un aigle
- Une chanson : Brillons (Riké)
- Une valeur : le respect
- Un pays : l’Irlande
- Un chiffre : 4

Une petite citation ?
«La protestation d’un seul n’a guère d’effet, mais celles, simultanées, de nombreuses personnes produisent des miracles.» Peter Benenson, Fondateur d’Amnesty International

[Littérature] La philosophie expliquée à ma fille


Bonjour Citoyens, Citoyennes,

Cette semaine nous allons parler de philosophie ou plutôt d’initiation à celle-ci. Pour se faire, je vais vous présenter un livre très simple à lire et seulement d’une centaine de pages.
Mais exceptionnellement, je vais laisser place à l’auteur qui va lui-même expliquer le pourquoi de ce livre et le but. Celui-ci aura les mots justes pour définir sa démarche.
Ce livre est destiné à ceux qui n’ont jamais entendu parler de la philosophie, ou du moins un vaste aperçu.

Pourquoi ce livre ?
Philosophie est un mot qui, souvent, fait peur. On imagine des questions terriblement compliquées, un vocabulaire énigmatique, des livres dont on ne comprend même pas le titre. Un univers à part, réservé à quelques rares spécialistes, qui sont peut-être des extraterrestres. Bref, ce ne serait pas une activité pour tout le monde. On se trompe, en croyant cela.

Car tout le monde, en particulier les enfants, et les adolescents, s’interroge sur le sens de la vie, sur la mort, la justice, la liberté et autres questions essentielles. Chacun d’autre part est capable de réfléchir, de raisonner, de parvenir à organiser ses idées. Et il ne faut rien d’autre pour commencer à faire de la philosophie : des questions, et la capacité de réfléchir.
Mais, si l’on est trop vite rassuré, on risque de tomber dans un autre piège. La philosophie devient tellement simple, tellement à la portée de tous, tellement banale qu’elle perd tout intérêt. Tout le monde ferait de la philo, comme on respire, du matin au soir, sans même s’en rendre compte. On se trompe encore, en croyant cela.

La philosophie n’est ni un casse-tête ni une activité naturelle et spontanée. On peut la pratiquer à différents niveaux, comme on fait de la musique, du sport ou des mathématiques, en débutant ou en patricien confirmé, en amateur ou en professionnel. L’essentiel est de bien commencer, loin des illusions, des préjugés ou des vues floues. Là est le but de ce livre : donner aux plus jeunes débutants une idée aussi accessible et aussi juste que possible de ce qu’on nomme « philosophie », de son unité et sa diversité.

J’espère que ce petit volume aura une utilité réelle pour les filles et les garçons qui veulent commencer à savoir ce qu’est cette activité de l’esprit. Car elle constitue une source inépuisable de joie, d’étonnement et de liberté.
[…]
Toute ma vie, j’ai lu des philosophes. Je les ai étudiés et commentés. J’ai aussi fréquenté un bon nombre de ceux qui vivent aujourd’hui. J’ai même ajouté quelques livres de ma façon à ceux qui existent déjà dans le domaine de la philosophie.
Malgré tout, je suis toujours surpris. Par la diversité des philosophies. Par les idées curieuses, incroyables, inattendues qui se forment dans les cerveaux humains. Par l’intelligence et la subtilité des analyses. Par la liberté extraordinaire qui se dégage d’un univers mental où aucune discussion n’est jamais interdite, aucune possibilité n’est censurée, aucune critique n’est écartée.
Cette ouverture d’esprit est ce qui fait la force inépuisable de la philosophie. Elle me parait indispensable, parce que je suis devenu convaincu que l’on vit comme on pense. On vit petitement si l’on pense petitement. On vit librement si on pense librement. La pensée n’est jamais sans conséquence sur notre existence, personnelle ou collective.

J’ai donc le sentiment très vif d’une responsabilité particulière dans la transmission d’une première voie d’accès vers la philosophie. Je crois avoir fait de mon mieux, mais je sais que la perfection, qui existe peut-être dans certains de nos rêves, est normalement absente de la réalité.

Roger Pol-Droit.

Titre : « La philosophie expliquée à ma fille. »
Auteur : Roger Pol-Droit
Edition : Seuil 2004
Nombre de pages : 88
Note : 8/10

MindGame.

[Musique] Un éternel Hiver

Bonjour à tous et à toutes!

Aujourd'hui j'ai décidé de vous faire partager un de mes coups de cœur musicaux.
Il s'agit de l'opéra Folk : Un éternel Hiver

Un éternel Hiver est un spectacle musical créé et mis en scène par Lynda Lemay.
L'histoire s'articule autour de 5 personnages. En bref, Jeff aime Manon et Manon aime Jeff. Ils attendent un enfant. Micheline est la maman de Manon et elle aime Daniel. Daniel, lui, est policier et il aime Manon. Mais Micheline et Daniel n'aiment pas Jeff. Heureusement, il y a Nathalie qui aime Jeff , logique vu que c'est son fils ! Tout ce beau monde vit dans la campagne québécoise. Mais tout se complique. Jeff est emprisonné et Manon épouse Daniel ...

Le spectacle (et donc le double album) est une narration en musique (51 chansons) de la complexité de leurs vies. Lynda Lemay explore ici des sentiments et des sujets qui nous sont familiers mais aussi tabous : la culpabilité, l'amour, la haine, la violence conjugale, l'adultère, la mort, la maternité, le suicide, la désillusion, l'espoir, ... Côté musical, c'est toujours la même recette ! Guitare, piano, violon, ... Rien de bien exceptionnel, juste ce qu'il faut. Tantôt de douces ballades, tantôt des airs plus rock'n'roll. Bref, de jolies mélodies touchantes qui sont juste là pour accompagner les mots, en toute simplicité.

A défaut de la vidéo que je ne trouve pas, je vous met les paroles de la chanson "un éternel hiver"[i]Tout l’amour de la TerreNe peut pas sauver les âmesQui ne carburent qu’aux flammesD’une infâme colèreToute la chaleur d’une mèreLa tendresse d’une femmeNe peuvent faire fondre en larmesUn éternel hiverIl faut relever nos manchesPour mieux baisser les brasDevant cet au-delà qui n’discute pas,Qui trancheCette étrange guillotineQui puni à la chaineLes hommes qui s’inclinentPrisonniers de leurs peinesPourquoi s’battre dans l’videAvec l’inévitableOn y gagne que des ridesSur nos joues liquéfiablesTout ce que nous savonsC’est ce que nous sauronsMalgré les marathonsD’notre imaginationCar les pèlerinagesQu’on fait de tombe en tombeNe dissipent aucun nuageN’éclaircissent aucune ombreTout l’amour de la TerreNe peut pas sauver les cœursQui s’en vont avant l’heureSe livrer aux mystèresOn l’prend comme un échecOn n’apprendra jamaisComment survivre avecLe grand trou qu’ça nous faitAlors on s’bat dans l’videAvec l’inévitableOn y gagne que des ridesSur nos joues liquéfiablesOn n’saura jamais toutOn n’sait pas qui dit vraiNi ce qui pend au boutDes prières qu’on faitPourtant l’amour ça sertA sécher nos regards ce soirMais ça n’sort pas d’la guerreQuelqu’un qui s’la déclareJ’ai mal à la poitrineJ’ai mal dedans mes côtesHeureusement qu’la médecineDit que c’est pas not’ fauteEt moi j’croirai à çaC’est ce que mes enfants veulentJ’y croirai avec toiPour me sentir moins seule[/i]A la fin du spectacle, Lynda Lemay s'adresse au public et leur dit que "le coupable dans ces cas-là, dans ces histoires-là ce sont les silences et les secrets qu'on a tendance à garder trop souvent et qu'il serait bon de pouvoir mettre des mots sur ces silences insupportables".Qu'en pensez vous?L'avez vous vu? avez-vous aimé?

[Roleplay] Le livre des Demi-Trolls


Voici une Traduction d’une partie du Livre évoquant les Demi-Trolls trouvé lors d’un dernier RP et actuellement détenu par Ginji-J-ZEN.

« Parfait ».
Feitan, l’Alchimiste gnome du Village semblait satisfait pour le moment de la préparation de sa potion. Tout se passait apparemment à merveille : Pincette de Noisettes, Bave de Troll, Plume de Condor Sage, Un Poil de Licorne... Tout semblait magnifiquement orchestré pour faire de son Cobaye une Arme Unique et indestructible. [...]
Jadis, les Gnomes, orgueilleux et pas aptes à la Sagesse des Citoyens de ZEN, préféraient la force à l’échange, la Puissance à la Sérénité. Ainsi, leur Race était bien souvent en guère contre les « territoires » limitrophes. Petits et Faibles, ce manque était compensé par une Intelligence certaine, et leurs Victoires étaient le plus souvent résultantes de Fourberies, Corruptions, Assassinats.
Parmi ce genre de Personnage vivait un Gnome Alchimiste. Rien de plus normal, les Gnomes étant souvent axés vers ce genre de recherches ; ainsi, la Chimie n’avait presque plus de Secret pour ces Petites Personnes. Grâce à leurs multiples Recherches, les Gnomes ont acquis des Savoirs Majeurs : La Transformation de la Roche en Or, de la Terre en Eau, de la Fumée en Poussière ! Malheureusement, ces Savoirs et Ecrits ont disparu, et la connaissance de ces derniers disparut avec le Déclin de la Race des Gnomes. Au fur et à mesures de leurs Batailles, nombreux furent les acquis qui finirent Brûlés ou Noyés dans une Mare d’Hémoglobine.
Ce Gnome était le plus talentueux de son espèce et résidait dans une grande battisse souterraine. Ces Recherches et trouvailles firent son Superbe, et il fut adulé pendant toute son existence pour avoir été une des grandes Lumières de la Race des Gnomes. [...]
« Viens par ici je te dis ! ». La Fumée provenant de son chaudron devenait à présent Bleue, comme Maléfique. Aidé d’un Fouet, le Gnome faisait avancer son prisonnier enchaîné. Son Cobaye. Car Feitan aimait ce genre d’expérimentation. Utiliser des êtres vivants pour faire avancer ses recherches n’était pour lui aucunement inhumain ; mais une opportunité de faire croitre le Savoir des Gnomes de façon exponentielle. Forçant son Captif à boire une Potion Menaçante, Feitan se réjouissait déjà de son Futur Poste dans la Célèbre Guilde Gnome des Grands Alchimistes.
Minutes après minutes, le Prisonnier se transformait. Sa Peau Velue devenait mi caucasienne ; Son Front Diminuait, contrairement à sa capacité Cérébrale, qui ne cessait d’augmenter. Il semblait également que l’Odeur Pestilentielle qui planait dans la Pièce depuis le Premier Jour de Prison commençait à se dissiper, laissant la place à une Odeur plutôt... « correcte » ; ses Dents diminuaient également mais restaient tout de même plus grandes et plus menaçantes que la moyenne Humaine. Enfin, la Transformation fut à son terme. Une Arme était créée : La Force d’un Troll couplé avec le Sens Instinctif et l’Intelligence des Humains. Un Semi-Troll.

*Partie Griffonnée, probablement un schéma blessé par les tourments du Temps*

Mais l’Expérience tourna Mal . Se rendant compte à Présent de l’Atrocité de l’Expérience, la Créature attendit de se faire libérer pour immédiatement assassiner son Créateur et s’enfuir. Ce n’est que le Jour d’après que les Habitants Gnomes apprirent le Meurtre ; mais la Créature était déjà bien loin à l’Heure qu’il était.
*Partie illisible*
« Le Commencement de la Race des Demi-Troll, Chapitre I »